|
L'Archéologie |
L'Archéologie
Si Noyers sur Serein vient de prendre le relais avec un local mis à disposition des archéologues par la municipalité, Puits de Bon avec ses 80 habitants a pu être considéré comme la capitale de l’archéologie dans le Tonnerrois.
En effet depuis 1994, de jeunes archéologues, étudiants de l’Université de Dijon, sont venus régulièrement passer des week-ends à Puits de Bon, dans l’ancienne école. Au programme de ces deux ou trois jours par mois à la campagne : prospections, tris, analyses et synthèses.
| Sous l’autorité de Bernard Poitout, et dirigés par Michel Kaprzyk et Pierre Nouvel, tous deux étudiants en thèse d’archéologie à l’université de Dijon, plus de 1000 sites archéologiques, du néolithique à l’époque carolingienne, ont été mis en évidence de la Cure au Serein. A peine un quart de la superficie d’étude a été explorée ou prospectée et par exemple sur la seule commune de Noyers, plus de 100 sites sont répertoriés. |
|
![]() MASSANGIS / Clé d’époque Gallo-Romaine. Provenance de la villa de la "Côme Lothereau". |
Un programme unique dans le Nord de la France, un véritable petit laboratoire à ciel ouvert, une université à la campagne autour d’une équipe pionnière. " La problématique est d’expliquer l’organisation du peuplement depuis 6000 avant JC jusqu’au début du Moyen Age environ 800 après JC, époque où les textes ont pris le relais " explique Pierre Nouvel. " Par les découvertes que se soient au niveau des céramiques, des métaux, des perles de verre et des fibules, des étudiants peuvent travailler, acquérir une formation sur le terrain et préparer une maîtrise ou une thèse ".
|
| Ce travail de très longue haleine s’articule autour de plusieurs axes : prospections aérienne, prospection terrestre avec des fouilles surtout en été, tris et recensements des différents matériaux collectés, études et analyses ce qui permettra de déboucher sur des synthèses. |
|
En plus d’une diffusion de leurs résultats auprès de revues scientifiques à travers leur rapport de prospection, document de synthèses et autres articles de fonds, l’ancienne "équipe de Puits de Bon " s’est toujours attachée à diffuser et à présenter ses découvertes au grand public. Tout le matériel découvert est déposé au musée d’Avallon. De plus chaque année Bernard Poitout fait part de ses découvertes au public local à travers des conférences. Et on lui doit avec la collaboration de Claude Mordant la superbe exposition qui a eut lieu en 98 au musée de Noyers sur "6000 ans d’histoire au pays de Noyers ".
Enfin le dernier objectif et pas des moindres, de ces archéologues nucériens installé prés de l’ancien collège à Noyers, est de protéger tous ces sites afin que plus de 2000 ans d’histoire ne disparaissent en quelques minutes.
L’association Le Patrimoine Oublié, association du Vieux château de Noyers a, parmi ses objectifs, l’étude du Vieux château de Noyers. Dès sa création, elle a cherché le moyen de procéder aux fouilles du château, à l’étude des archives et à la mise en valeur du site. C’est pourquoi, elle a recruté en juillet 2000, un animateur du Patrimoine, Fabrice Cayot, dont l’objectif prioritaire est de réaliser un doctorat concernant le château. Cette thèse s’attache à comprendre comment le bourg castral s’est structuré au pied du château de Noyers entre le XIIIe s., époque où la " ville " naît véritablement et la fin du XVe s.
Cette thèse s’appuie sur des
sources d’archives d’une valeur exceptionnelle. Elle est également tournée
sur l’étude architecturale des fortifications de Noyers, celle du village,
comme celles du château. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les fouilles
qui s’attachent à dégager les ruines d’une partie de l’enceinte de la
basse cour du Vieux château.
Ces vestiges sont particulièrement intéressant du point vue scientifique.
Construit à la fin du XIIe s. ou au tout début du XIIIe
s. par l’évêque d’Auxerre Hugues de Noyers, cette enceinte est très
novatrice dans sa conception. Elle est équipée (sur les tours et les
courtines) d’un très puissant talus, dont on peine à trouver un équivalent
à la même époque. Les tours sont ouvertes à la gorge, ce qui empêche toute
utilisation contre l’intérieur de la forteresse tout en facilitant la
circulation avec la basse cour. Elles sont enfin percées d’une poterne
desservie par un escalier.
Remise en défense en 1568, cette partie est ruinée peu après lors d’un
siège puis définitivement démolie avec le reste du château sur ordre d’Henri
IV.
Cette démolition précoce a protégé de tout réaménagement les structures
enfouies. C’est pourquoi les structures qui sont recouvert par des tonnes d’éboulis
sont si intéressantes.
Les fouilles sont effectuées en parallèle avec une restauration raisonnée des
vestiges afin de protéger et mettre en valeur ces vestiges. Elles ont lieu à l’occasion
des chantiers de bénévoles organisés par l’association Le Patrimoine
Oublié durant l’été.
|
L’association Le Patrimoine Oublié, association du Vieux château de Noyers a, parmi ses objectifs, l’étude du Vieux château de Noyers. Dès sa création, elle a cherché le moyen de procéder aux fouilles du château, à l’étude des archives et à la mise en valeur du site. C’est pourquoi, elle a recruté en juillet 2000, un animateur du Patrimoine, Fabrice Cayot, dont l’objectif prioritaire est de réaliser un doctorat concernant le château. Cette thèse s’attache à comprendre comment le bourg castral s’est structuré au pied du château de Noyers entre le XIIIe s., époque où la " ville " naît véritablement et la fin du XVe s. |
![]() |
| Cette thèse s’appuie sur des sources d’archives d’une valeur exceptionnelle. Elle est également tournée sur l’étude architecturale des fortifications de Noyers, celle du village, comme celles du château. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les fouilles qui s’attachent à dégager les ruines d’une partie de l’enceinte de la basse cour du Vieux château. | |
REMPART
L’association Le Patrimoine Oublié est membre de l’union REMPART qui rassemble un centaine d’association oeuvrant au travers de toute la France pour la sauvegarde du Patrimoine. REMPART permet également chaque année à des milliers de jeunes de partir sur des chantiers bénévoles pour travailler, partager, apprendre et passer des vacances utiles et agréables. REMPART est déclaré d’utilité publique. Site internet : www.rempart.com