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Autour
de ces collections, des expositions temporaires en harmonie avec
l’esprit du Musée sont présentées tout au long de l’année
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Expositions
temporaires
Œuvres
de Hélène Farey & Roger Nivelt
Afrique
du Nord et Afrique Noire
Jusqu’au
30 décembre 2009
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« Les
Ex-voto de la collection Jeannine et Jacques Geyssant »
« Les Ex-voto de la collection de Jacques Lagrange»
Prêtés
par Madame Hyacinthe Moreau-Lalande
Jusqu’au
31 décembre 2008
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Expositions photos
à Noyers-sur-Serein
jusqu'au
30 décembre
:
4
thèmes, 4 lieux différents.
Isabelle
Vayron de la Moureyre expose . . .
Semblables
Du
1er juillet au 2 août 2008,
vernissages le 6 juillet.
4
expositions photos
4 lieux répartis dans le cœur historique du village médiéval
de Noyers-sur-Serein.
Voir
le dossier de Presse
1{
Les
Cow-Boys du Pacifique
2{
Sur
la route de Kaboul
3{
Éthiopie,
les femmes de l’Omo
4{
Échos
d’Orient (Musée
de Noyers du
2 juillet au 30 decembre) |
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Œuvres de Hélène Farey & Roger Nivelt
Jusqu’au 30 décembre 2009
Collections du Conseil Général de l’Yonne et du Musée de Noyers
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Entre 1994 et 2001
Madame Hélène Farey-Nivelt offre au Conseil Général de l’Yonne 60 tableaux et dessins
de sa création ayant pour thème l’Afrique du Nord de 1945 à 1965
et de celle de son mari Roger Nivelt dont le sujet est l’Afrique Noire de 1925 à 1935.
Elle souhaite qu’ils soient exposés à Noyers car « Noyers est un village de Bourgogne pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur et cette région de Bourgogne j’y suis fortement attachée car chaque été depuis 1949, j’y retrouve ma maison de Saint-Vinnemer située dans le Tonnerrois »
Hélène Farey |
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Monsieur Aubert offre en 2007
à la Municipalité de Noyers, une trentaine de tableaux de ces artistes
« Monsieur Aubert, (ami d’Hélène Farey et Roger Nivelt), connaissant l’attachement
d’Hélène pour Noyers complète le dépôt fait au Conseil Général de l’Yonne par une donation à la Municipalité de Noyers.
-Cette donation compte beaucoup de portraits de la famille Aubert fait à la sauvette lors de rencontre amicales »
« Hélène Farey peint comme on chante, de tout son cœur, avec une joie, une vigueur, un amour de la vie qui vous emporte irrésistiblement. Cette audace aisée, cette sensibilité souple, cette force dans la grâce nous font croire en ce jeune peintre dont l’œuvre est déjà si attachante et si variée. »
Maurice Fombeur |

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ROGER NIVELT
par Pierre Deloncle
Roger Nivelt, le peintre voyageur qui a su voir l’Afrique Noire (Paris 1899 - Tonnerre 1962) Dessinateur, graveur, sculpteur, orientaliste.
« … Quel est le pays qui possède une pléiade d’artistes coloniaux comparables aux nôtres ?
En voici un, et excellent : Roger Nivelt, un petit gars de Paris, à l’œil vif, au nez fin qui flaire. Il ne fait de discours sur l’art, à la façon des bohêmes de jadis. Il travaille, simplement, sobrement. Il m’a raconté son histoire : après son certificat d’études primaires, on voulut faire de lui un garçon épicier, et ses débuts dans la vie eurent pour théâtre la boutique dénuée d’exotisme d’un droguiste en gros, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.
Mais Paris est une ville où le jeune homme qui cherche sa voie, qu’un instinct appelle vers les sommets, peut trouver des guides pour le conduire…
Pendant huit ans, après la dure besogne quotidienne, Roger Nivelt suit les cours du soir de dessin du professeur Bouvart. Il ne réussit pas aux Beaux-Arts, ni dans les Académies de peinture. Il se forme seul, avec quelques conseils de Jean-Paul Laurens.
A 23 ans, il subit avec succès les épreuves des trois professorats de dessin (Ville de Paris, Lycée et collèges, degré supérieur).
A 26 ans, en 1925, Roger Nivelt reçoit au Salon des Artistes Français le prix de l’Afrique Occidentale Française et la médaille d’argent.
Voici notre ancien droguiste du Marais en route pour Dakar…
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Pendant 10 mois il va vagabonder et sera le Premier boursier artiste qui effectuera une grande randonnée en Afrique Noire.
Envoûté par l’Afrique, en janvier 1928, Roger Nivelt revient à Dakar comme professeur de dessin au lycée et à
l’Ecole Ponty
Les 10 années qui suivent, il les passe en Afrique Noire à la découverte de la brousse, du Sénégal, du Nigéria, de la Gambie, du Soudan et de la Côte d’Ivoire.
il part dans la brousse avec sa voiture camping…vit au contact des indigènes et rapporte des scènes de la vie quotidienne :
A Biandiagara, il campe chez les Habbés fétichistes, les fait poser, étudie leurs danses rituelles, peint cette falaise abrupte où s’accroche leurs huttes primitives (dix ans auparavant un jeune administrateur en tournée avait été très simplement assassiné… On dit encore là-bas que la peau du ventre de ce malheureux servit à faire un tamtam de guerre)… Ces musiciens peu hospitaliers n’avaient encore jamais été peints par aucun artiste…
Puis sur le Niger, voici notre peintre en chaland ou en pirogue. ..
Ségou, Mopti, Tombouctou. Nivelt à vu ces villes, sur le fleuve ou près du fleuve…
Dans les terres, le pays Lobi, encore primitif avec ses archers presque nus…
En Haute Volta cette ville de Ouagadougou, capitale du pays Mossi, dont le Souverain (Le Moro
Naba) représente une des plus vieilles monarchies du monde…»
Nivelt rentre en France en 1931.
De 1934 à 1936, il est pensionnaire de la Villa-el-tif en Algérie, équivalent à de la Villa Médicis de Rome.
Toutefois, il part en mission au Hoggar en 1935 où il exécuta de nombreux dessins à l’encre sur papier japon.
Ses voyages en Afrique ont marqué son œuvre et sa peinture sur le vif constitue aujourd’hui un témoignage authentique de la vie de ces pays dans les années trente
De ses séjours en Afrique Noire, Il revient avec plus de 200 dessins et sa passion ressort pour l’Afrique à travers le regard de ces beautés noires dont elle abonde, de ses paysages et de la vie quotidienne.
Son intérêt pour l’orientalisme n’a pas empêché Nivelt de travailler sur d’autres sujets (natures mortes, paysages) en France.
Il a acquis avec son épouse une maison en 1949 à Saint-Vinnemer (Tonnerrois) dans laquelle il peint quand il n’est pas parti en Grèce, en Italie ou en Espagne…
Roger Nivelt fut le premier président de la « société des Amis des Arts de Dakar », fondée en 1928.
Il décède en 1962 à Tonnerre. |
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HELENE FAREY
Escales de la Bretagne à la Tunisie par Alain Jacob
« J’aime autant que mes propres souvenirs, ce que m’en raconte avec une allégresse pimpante Madame Hélène
Farey. Une infinité de contrastes plaisent aux visions que j’eus, les font ressurgir, les réunissent à nouveau. Quels contrastes ? Ceux de tout panorama exotique : les souks, les rues voûtées où le soleil se glisse en lourds serpents fluides, les maisons trapues, et ce tintement de clochettes enveloppantes, ces parfums où l’huile grillée se marie à des senteurs d’oiseaux miraculeux, les étoffes, les minarets, les ombres violettes et pesantes des promeneurs.
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On
pouvait se dire que l’art plastique ne « rendrait
» pas ces fortes impressions, plus monnayables par
le truchement de la description littéraire. Il
n’en est rien. Les peintures et les gouaches et précisément
parce qu’elles sont des gouaches ou des peintures,
qu’elles sont fournies, accomplissent ici un
devoir beaucoup plus joli.
Les largeurs banales de la Tunis européenne, et le
raccourci confus, oriental, énigmatique des
quartiers musulmans ou juifs, apparaissent ici dans
leur apparat propre, et, d’autre part, dans ce décor
second que leur confère la peinture… »
C’est ainsi que s’exprime Léon Paul Fargue,
admiratif devant l’œuvre d’Hélène Farey.
Hélène Farey est d’abord une paysagiste, allant chercher sur le motif son inspiration marquée de coups de cœur, des côtes de l’Afrique à celles de la Bretagne… Maurice Fombeur
l’a d’ailleurs bien vu lui qui déclare : « Hélène Farey peint comme on chante. De tout son cœur. Avec patience et application, (certes, comme tout le monde elle a, jadis, passé par une école des Beaux-Arts, mais l’a à peu près oubliée, heureusement) mais aussi avec une joie, une vigueur, un amour de la vie, qui vous emportent irrésistiblement.
Cris harmonieux de la couleur : cris verts des paysages bousculés et romantiques de la Drôme, cris bleus, aux ombres profondes, du sud tunisien qu’elle aime tant, avec ses fondouks où sèchent ces laines multicolores teintes par les artisans, qui sont comme des vocalises aiguës, les suprêmes vibrations de ces voix célestes ». |

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Hélène Farey est, en fait, une grande voyageuse, et ce sont ses multiples émotions esthétiques qu’elle a su si bien transcrire sur ses toiles.
Elle est allée des rives de l’Afrique à celles de la Bretagne. La Tunisie l’a particulièrement frappée avec son soleil, ses couleurs et ses contrastes.
Elle est partie pour le Maroc, l’Egypte. Ceci sans oublier l’Espagne, les Baléares,
l’Italie et la Grèce. Venise (bien sur) l’a subjuguée tout autant que la Bretagne ou le Cotentin, avec ses grèves, ses ports et ses bateaux.
Exposant dans les principaux salons, elle a obtenu plusieurs prix et bourses de voyage (la Tunisie en 1946, le Maroc en 1952, l’Egypte en 1956). Elle fut lauréate de
l’Académie des Beaux-Arts en 1948, 1969, et 1973. Elle obtint le prix Taylor, le prix Farman et le prix Charles Cottet.
Parmi ses nombreuses expositions on peut citer celles de Paris, depuis 1945, galerie Claude et galerie de l’Institut. Elle a exposé à l’étranger : à Tunis de 1947 à 1948, Rabat et Casablanca en 1952, le Caire en 1956, Copenhague et New York en 1959.
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Elle épousa le peintre Roger Nivelt (1899-1962), authentique africaniste, à l’œuvre puissante, premier président de la « Société des Amis des Arts de Dakar », fondée en 1928.
On cite parmi certaines de ses œuvres acquises par la ville de Paris et par l’état : « Nyons », « Sidi Bou Saïd », « Le cimetière marin de Salé », « Chantier de bateaux », « Le port de Berméo », « Eygalières », « Les chevaux de Zarzis », « Les verres Egyptiens », « Portrait du peintre Nivelt », … |
Hélène Farey est née à Alger en 1909.
Elle passe son enfance partagée entre Alger et Sétif où son père après avoir acquis de riches domaines a acheté une ferme
H.F. : « Je commençais à peindre, à dessiner ; à 5 ans, je dessinais sur des boîtes de dragées. J’étais mélancolique. A treize ans, j’étais un peu maigre, un peu pâle, bref, je ne me trouvais pas bien. Je n’avais pas confiance. Puis, je suis allée à l’École Municipale des Beaux-Arts ».
Après ses études secondaires durant lesquelles elle étudie la musique et la peinture, ses parents l’encouragent à entrer à l’école des Beaux-Arts d’Alger.
A 18 ans, elle étudie à l’école Nationale des Beaux-Arts d’Alger (de 1928 à 1931).
H.F. : « J’avais travaillé avec Noilly, qui peignait le ciel tout rose d’Algérie. Aux Beaux-Arts, j’ai trouvé des gens sympathiques. Beaucoup de peintres étaient sous le charme de ce pays. Tous les jours, nous avions atelier, avec des modèles vivants, la nature morte, la perspective. J’aimais la géométrie dans l’espace… »
Elle peint Alger, ses sœurs, des autoportraits, des natures mortes, des paysages.
En 1935, elle obtient le prix des Baléares crée par les Beaux-Arts d’Alger, qui lui permet d’aller à Puerto de Soller, (joli petit port situé au nord de Palma).
Très émue, elle se souvient « En 1935, l’École des beaux Arts avait créé un prix des Baléares, une bourse. J’ai eu le prix pour aller à Puerto de Soller. Lylia, ma sœur, m’avait accompagnée. Elle nageait et se plaignait que je veuille peindre tout le temps ! J’y ai vécu un mois et demi, c’était mon premier prix de voyage »
(Javea – Espagne)
Elle y peint « Puerto de Soller, les Espagnols sur la plage ». (Musée de Noyers)
H.F. : « Voyez, les Espagnols sur la plage, à l’époque. Ils ne savent pas nager, la petite fille sérieuse au milieu. Devant les blonds, c’étaient des allemands qui fuyaient l’Allemagne nazie. Par la suite, ils sont partis pour l’Amérique. Cette toile me raconte toute la méditerranée ».
Elle peint « Le Marché de Palma », « La rue d’Alger », (Musée de Noyers) Elle est reçue au Salon d’Automne avec cette toile.
H.F. : « La rue d’Alger, c’était ma rue, je l’ai peinte de mon balcon avec des ocres, des gris et je voyais au loin le vieux port d’Alger ».
En 1937, elle et sa famille s’installent à Paris. Elle fera, un temps, pour gagner sa vie de la bande dessinée.
H. F. : « Au Musée de Noyers, on voit « Tartarin de Tarascon », et des petits contes : « Fatou la Rieuse », « Théodule » ! J’étais amoureuse de Daudet. C’était pendant la guerre, de retour d’exode à Malakoff. Mon père était mort, mes sœurs mariées, moi pas encore : j’étais à Paris, je me suis présentée à des journaux. Il fallait gagner ma vie ! »
En 1939, elle rencontre le peintre Roger Nivelt et devient son épouse en 1941.
H.F.: « Nivelt avait passé 10 ans en Afrique en tout. C’était un merveilleux conteur, il me racontait des histoires de l’Afrique, magiques, originales. En fait, il a été peintre à Alger, pensionnaire de la Villa Ab d’El Tif, la Villa Médicis d’Algérie. Le peintre animalier Jouve y était allé.
C’était dans une ancienne mosquée, dans la médina ; un jour de vernissage, il m’a serré la main, c’est tout. Mais j’avais entendu parler de lui, bien sur.
Nivelt, c’était quelqu’un… Je l’ai retrouvé à Paris.
Fin 1939, je me trouve nez-à-nez avec quelqu’un… C’était
Nivelt, avec de beaux yeux bleus. Il était professeur d’arts et me téléphonait de loin en loin entre deux cours. Il m’invitait à déjeuner dans de petits restaurants et me faisait crouler de rire. Nous nous sommes mariés en 1941 ».
Membre du Comité et du Jury de la S.I.B.A., dont elle obtient différents prix de voyage :
En 1946, elle obtient une bourse de voyage pour la Tunisie, elle y travaille 7 mois et peint des gouaches dont « Médenine », ville du sud tunisien à l’architecture curieuse et « Zarzis »
En 1949, elle acquiert avec son mari une maison à Saint-Vinnemer (Tonnerrois) et entre leurs nombreux voyages en Egypte, au Maroc, Tunisie, Espagne ou Grèce, ils travaillent dans l’Icaunais.
En 1952, c’est une bourse de voyage pour le Maroc ou elle travaille pendant 4 mois.
En 1956, une bourse de voyage pour l’Egypte qui durer 4 mois.
Au fil du temps, sa palette a évolué passant des ocres et des terres de ses débuts aux bleus-verts et aux orangés chatoyants et lumineux mais la mer est restée une source inépuisable d’inspiration.
Hélène Farey est avant tout une paysagiste. Toutefois elle aime dire « Les visages me fascinent » remarquons le portrait de Savignac, le célèbre affichiste qu’elle peint en 1945, celui de Rylia ou encore le visage de cette jeune femme berbère en 1935 (Musée de Noyers).
De 1936 à 1991, elle fera 32 expositions particulières surtout à Paris et Tunis – Casablanca – Rabat – Le Caire – New York – Copenhague – Tokyo.
« L’Yonne Républicaine » , 1995
« Hélène Farey, vous revenez chaque été dans votre maison de Saint-Vinnemer. Que peignez-vous aujourd’hui ? »
H.F. : « Une scène de la rue d’Alger. La rue
d’Alger, c’était ma rue. Je l’ai peinte de mon balcon. Et puis, j’ai cette photo de moi, à 5 ans. Je ne suis pas narcissique, je ne me reconnais pas vraiment. Mais j’ai envie de la peindre cette petite fille-là. C’est un retour aux sources ».
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120 ex-voto des collections de Madame Jeannine & Monsieur Jacques Geyssant & Madame Hyacinthe Moreau - Lalande
« Les Ex-voto de la collection Jeannine et Jacques Geyssant »
Jeannine et Jacques GEYSSANT, géologues, universitaires s’intéressent à la vie et aux événements qui se sont déroulés sur notre planète, il y a quelques centaines de millions d’années. Ce retour vers un passé très lointain leur a donné le goût de découvrir, dans un passé beaucoup plus proche de nous, des objets d’usage ou de prestige, œuvres d’artisans ou d’artistes disparus, de retrouver traces d’événements qui ont marqué la vie des hommes.
Leur attention a été attirée sur ces petits tableaux ex-voto, lors de la visite de la maison d’un collectionneur – amateur d’art où ils ont été émus par le souvenir peint d’un événement réellement vécu par une famille qui exprimait sa reconnaissance au ciel, pour avoir redonné l’ouïe à un sourd.
Peu après ils ont découvert chez un antiquaire, un tableau relatant un accident au bief d’un moulin, d’une grande intensité dramatique et narrant avec force détails les péripéties de l’accident (inondation, rupture d’un barreau d’échelle...) et du sauvetage (bébé attaché à une corde pour être hissé à l’étage du moulin...). Ce tableau très bien peint, certainement par un peintre-artisan, travaillant sur commandes, a été le point de départ de leur collection qu’ils ont constituée et enrichie durant plus de vingt ans, au cours de leurs voyages en France et à l’étranger, au hasard de leurs visites chez des antiquaires et des brocanteurs...
« Les ex-voto de la collection Jacques Lagrange »
Prêt de Madame Hyacinthe Moreau-Lalande
« La première acquisition d’ex-voto que j’ai faite à un hasard heureux…. En nettoyant une peinture dont la qualité m’avait frappé, je m’aperçus de l’originalité du texte et de sa signification votive.
Je découvris aussi que le navigateur, celui qui l’avait fait peindre, était un auteur d’art dramatique. Son ex-voto, dédié à Sainte-Anne et représentant selon la tradition la Sainte apprenant à lire à sa fille Marie, porte sous forme de quatrain en alexandrins la légende suivante :
« Un passager à peine échappé du naufrage consacre un Ex-Voto sur le bord du rivage.
L’auteur de l’Inconstant éprouva même sort et promit ce tableau s’il arrivait au port à Sainte-Anne ». Offert à Mme Collin par son très obéissant Serviteur et Fils. Collin d’Harleville
Cet Ex-Voto était donc une base solide de future collection. On aurait pu, du reste, le classer différemment, notamment au chapitre de l’histoire du Théâtre…
J’ai poursuivi mes achats au hasard de mes voyages, de mes visites aux antiquaires, aux brocanteurs…. J’ai pu ainsi réunir ces peintures votives.
La qualité plastique de ces tableaux déploie un éventail artistique assez complet de la tradition populaire au tableau de chevalet en passant naturellement par l’ébauche maladroite où seules l’inspiration et la légende sont des éléments positifs. Ils sont peints sur toile, bois, carton, tôle et s’échelonnent de la fin du XVIIème siècle au début du XXème.
Les visiteurs de cette exposition seront touchés, je pense, par ces
Ex-Voto, repères d’époques et d’événements. Ils apprécieront les réelles qualités de ces tableaux votifs dont les auteurs, inconnus le plus souvent, ont su, sur commande, concrétiser le remerciement et faire œuvre finalement de peintres inspirés.
Jacques Lagrange
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A découvrir ou redécouvrir
Les albums d’Hokusaï
Monsieur Soupey, médecin de la marine, grand voyageur qui sillonna l’Afrique, le Sud Est asiatique ainsi que les îles australes de la fin du XIXème siècle au début du xxème, en rapporta maints objets exotiques et il offrit en 1920, une série d’albums de la mangwa (dessins foisonnants), composés et publiés de 1817 à 1848 par le célèbre peintre et illustrateur Hokusaï. (Hokusaï invente le « manga » en 1814. (MAN : dérisoire et GA : image). |
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INFORMATIONS
PRATIQUES
Tarifs 2008
:
Adultes
4,€, 3me
âge 3€, étudiants 2€, moins de 11 ans gratuit, groupes sur R.D.V, 2€ par pers.
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Du 1er juin au 30 septembre, le musée est
ouvert au public tous les jours de 11h à 18h30.
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Du 1er octobre au 31 décembre et du 1er
février au 31 mai, le musée est ouvert au public les week-ends
de14h30 à 18h30, les jours fériés ainsi que pendant les
vacances scolaires (toutes zones confondues).
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FERMETURE HEBDOMADAIRE
LE MARDI
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FERMETURE ANNUELLE : JANVIER
Venir
de Paris :
·
En
voiture
(190 km de Paris) : Autoroute A6, sortie 21 (Nitry), puis
prendre la D49
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En
train :
Gare de Lyon jusqu’à Tonnerre (Taxi jusqu’à Noyers)
·
En
TGV :
Gare de Lyon jusqu’à Montbard (Taxi jusqu’à Noyers)
·
En
car : Pour info : Voyages Tisserand Tel : 03 86 82 83 13
A
20 km de Chablis, Tonnerre, Tanlay, Ancy le Franc
A
30 km d’Avallon et de Montbard
A
40 km d’Auxerre et Vézelay
Stationnement
:
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Autocars :
après avoir déposés les voyageurs, ils iront soit au Pré de
l’échelle, soit dans le parking de la salle François Chanut,
situé derrière le Musée.
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Voitures :
parking de la salle François Chanut et sur les emplacements balisés
autour et dans le village intra muros.
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